Une saison des pluies au Niger

Wayno, laabu, kayna beena hari : Kaydiya Niger ra (Le soleil, la terre, un peu d'eau du ciel : une saison des pluies au Niger) De passage au Niger pour quelques mois, quelques petits bouts de vie d'ici

Thursday, July 13, 2006

Vite je note mes premières impressions déjà défraîchies tant que je me les rappelle, on s’habitue si vite !

En vrac :

Les gens sont impatients au Niger !

Les oranges c’est jaune et le plus souvent sec.

Il fait nuit à 19h30.

Tout ce qui se jette est jeté par terre (valable surtout dehors mais aussi dedans). On finira bien par balayer.

Les moustiques du matin sont plus fielleux encore que ceux du soir.

Les mini geckos rouges grimpent dans les pantalons et restent blottis sur la peau, morts de trouille, en attendant qu’on les déloge. Ils ressortent du pantalon gris rosâtre (je ne sais pas pourquoi mais je n’ai pas aimé).

A Niamey de nombreux nigériens mangent de la baguette-mayo le matin, et moi je bois du « solani » (lait caillé en sachet).

Les pluies sont insuffisantes, le fleuve est tout sec et les semailles retardées, pourvu que ça se normalise incha Allah.

Les brochettes de langue c’est délicieux (même sans cornichons).

C’est pas parce qu’on a un doctorat de vétérinaire qu’on peut se payer l’électricité.

On baptise les enfants le 7ème jour après leur naissance, de préférence à la fraîche à 6h le matin avant d’aller au boulot et on invite tout le monde à manger le riz-sauce à midi.

Il convient de manger le riz-sauce susnommé à la main droite, en tentant d’en faire des boulettes et d’assurer un transfert jusqu’à la bouche qui sauve tant bien que mal l’honneur.

Les matches de foot au maquis ça vaut le détour (surtout pour France-Brésil !)

Parmi les services bancaires, ne pas oublier le plan d’épargne-pélérinage.

Je ne suis sans doute pas au bout de mes découvertes.

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