arpenter les rues de Bamako en Sotrama bondé et celles de Sévaré en moto-stop avec passage subventionné à la pompe, retourner en pays dogon sur les traces de Papa,
fureter dans les villages maliens pour observer les projets du PNUD, collecter des données pour en produire une évaluation et rassembler les outils d’ingénierie sociale qui peuvent me faire gagner un temps précieux au Niger… tout cela était bien plaisant, sans compter la chaleur d’un pays amical et ouvert, où lettrés de l’administration nationale et gens de la rue entrent tout aussi volontiers en conversation avec une petite Française de passage… mais un fois l’énergie suffisamment accumulée, il m’a semblé être temps de rentrer à Niamey mettre tout ça en œuvre… je renfile le sac à dos (19 juillet).
Toujours allergique au chemin de retour identique à l’aller, j’ai trouvé plus court et plus tentant de rentrer de Sévaré par Gao (en passant par l’est du Mali) directement au Niger sans repasser par le bitume burkinabé. Evidemment cette frontière « non sécurisée » est une zone en rouge sur la carte du ministère des affaires étrangères, d’accord Gao-Niamey =
J’ai eu une chance folle.
Arrivée à Gao à 6h du matin après 12h de bus et passage du Niger par bac (le pont est fini mais pas encore inauguré !) , j’ai trouvé vite le nom de la compagnie qui assure la liaison avec le Niger, dégoté une moto et son conducteur matinal et d’accord avec mon principe de moto-stop, filé à l’autre gare routière, acheté l’avant-dernier billet pour Niamey… l’unique bus de la semaine partait 1h plus tard. Le bus du surlendemain était annulé… C’est ce qu’on appelle être « vernie » !
Et voilà le carrosse : une version parfaitement adaptée aux 15h de cahots qui nous ont ramenés à Niamey.
Halte

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