Il est temps ! Un dernier message pour clore ce petit bout de toile.
Après 6 mois de ventilateur et de chasse au sable, c’est de ne pas laisser entrer la grisaille qu’il s’agit ici désormais. L’hiver est presque passé en catimini à Paris, plusieurs pages se tournent et il ne faudrait pas laisser celle-ci en travaux.
J’aurais voulu poster un épilogue à cette aventure, mais celui-ci tarde à prendre corps, ne l’attendons donc plus.
Quelques nouvelles éparses de mon projet décortiqueuses / pompes / jatropha /entreprenariat social qui peine à naître… ceux que ça intéresse ont trop à faire avec leurs propres chantiers, les cultures de contre-saison, la chaleur qui revient, les micro-crédits qu’il va falloir rembourser, les pépinières-écoles, les nouveaux puits…
Ici, bien au nord du tropique, le sujet n’a pas soulevé les foules, et la soutenance est loin… Restent quelques liens vers une histoire, dont http://www.riaed.net/IMG/pdf/3-Etude_de_cas_villages_bord_du_Niger.pdf et beaucoup de souvenirs. Et un petit extrait du Monde en coïncidence : http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3228,36-865948,0.html
Ceux que je côtoyais à Niamey (et que ça n’intéresse pas) poursuivent leur propre chemin et se portent bien, semble-t-il, accoutumés aux cahots et à l’arbitraire.
Silvie agite sporadiquement un menu mouchoir depuis Prague, vu d’ici il semble bien gris. Bernard reste assidu dans ses brèves et Paula dispense des compléments précieux en pointillés. Mais Karim ne m’a pas raconté la Tabaski – ni rien du tout d’ailleurs. Est-il resté à Niamey ? Reparti au Burkina ? Oserai-je demander des nouvelles par e-mail à Hamidou, alors que lui non plus de donne pas signe de vie ? Salifou et Moustapha ont-ils augmenté l’enveloppe de crédit à l’élevage et fait vacciner les chèvres pour prévenir les drames stupides ? Le bébé de Vanessa est-il né ? Les femmes de Bébatan ont-elles dépassé leurs rivalités de quartier pour cultiver ensemble ? Aïssa et Moussa ont-ils pu mobiliser les politiques, obtenu les appuis nécessaires et lancé le projet plates-formes au Niger à l’image du Mali ? Monsieur Ba est-il parvenu à inculquer les techniques de traitement biologique à Sounga Dossado ? Idrissa a-t-il ouvert son resto à Zinder ? Tout le monde a-t-il un foyer amélioré en argile à Sawani ? Zina se plaît-elle au Sénégal, et Issoufa à Lyon ? Bibata a-t-elle contribué à calmer les rancœurs à la mine d’Arlit ?
Barka me manque et je me venge en délaissant le petit Biram – ajoutant l’absurde au désarroi.
Bref, ça finit un peu en queue de poisson. Plus de photos, l’histoire continue de son côté sans témoins.
Je n’ai pas encore oublié ce que veut dire un cœur de plomb, faire confiance a priori, prendre toujours du temps pour être ensemble, vouloir pour soi mais pas à la place des autres, comprendre combien c’est difficile et s’obstiner pourtant, être en rage face à l’injustice. Mais les aide-mémoire réguliers sont mille fois bienvenus.
Les portes et les fenêtres belges sont-elles mieux calfeutrées pour endiguer la torpeur, le renoncement et la fuite rampants ? Toujours dubitative, j’emporte le balai à Bruxelles, pour résister vaillamment aux tentatives d’infiltration.
Après 6 mois de ventilateur et de chasse au sable, c’est de ne pas laisser entrer la grisaille qu’il s’agit ici désormais. L’hiver est presque passé en catimini à Paris, plusieurs pages se tournent et il ne faudrait pas laisser celle-ci en travaux.
J’aurais voulu poster un épilogue à cette aventure, mais celui-ci tarde à prendre corps, ne l’attendons donc plus.
Quelques nouvelles éparses de mon projet décortiqueuses / pompes / jatropha /entreprenariat social qui peine à naître… ceux que ça intéresse ont trop à faire avec leurs propres chantiers, les cultures de contre-saison, la chaleur qui revient, les micro-crédits qu’il va falloir rembourser, les pépinières-écoles, les nouveaux puits…
Ici, bien au nord du tropique, le sujet n’a pas soulevé les foules, et la soutenance est loin… Restent quelques liens vers une histoire, dont http://www.riaed.net/IMG/pdf/3-Etude_de_cas_villages_bord_du_Niger.pdf et beaucoup de souvenirs. Et un petit extrait du Monde en coïncidence : http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3228,36-865948,0.html
Ceux que je côtoyais à Niamey (et que ça n’intéresse pas) poursuivent leur propre chemin et se portent bien, semble-t-il, accoutumés aux cahots et à l’arbitraire.
Silvie agite sporadiquement un menu mouchoir depuis Prague, vu d’ici il semble bien gris. Bernard reste assidu dans ses brèves et Paula dispense des compléments précieux en pointillés. Mais Karim ne m’a pas raconté la Tabaski – ni rien du tout d’ailleurs. Est-il resté à Niamey ? Reparti au Burkina ? Oserai-je demander des nouvelles par e-mail à Hamidou, alors que lui non plus de donne pas signe de vie ? Salifou et Moustapha ont-ils augmenté l’enveloppe de crédit à l’élevage et fait vacciner les chèvres pour prévenir les drames stupides ? Le bébé de Vanessa est-il né ? Les femmes de Bébatan ont-elles dépassé leurs rivalités de quartier pour cultiver ensemble ? Aïssa et Moussa ont-ils pu mobiliser les politiques, obtenu les appuis nécessaires et lancé le projet plates-formes au Niger à l’image du Mali ? Monsieur Ba est-il parvenu à inculquer les techniques de traitement biologique à Sounga Dossado ? Idrissa a-t-il ouvert son resto à Zinder ? Tout le monde a-t-il un foyer amélioré en argile à Sawani ? Zina se plaît-elle au Sénégal, et Issoufa à Lyon ? Bibata a-t-elle contribué à calmer les rancœurs à la mine d’Arlit ?
Barka me manque et je me venge en délaissant le petit Biram – ajoutant l’absurde au désarroi.
Bref, ça finit un peu en queue de poisson. Plus de photos, l’histoire continue de son côté sans témoins.
Je n’ai pas encore oublié ce que veut dire un cœur de plomb, faire confiance a priori, prendre toujours du temps pour être ensemble, vouloir pour soi mais pas à la place des autres, comprendre combien c’est difficile et s’obstiner pourtant, être en rage face à l’injustice. Mais les aide-mémoire réguliers sont mille fois bienvenus.
Les portes et les fenêtres belges sont-elles mieux calfeutrées pour endiguer la torpeur, le renoncement et la fuite rampants ? Toujours dubitative, j’emporte le balai à Bruxelles, pour résister vaillamment aux tentatives d’infiltration.
A chacun qui lit : Merci d'avoir partagé avec indulgence ce petit bout de chemin.

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