
Découvrir un nouvel instrument est toujours un processus merveilleux.
A l’inverse de la technique de la guitare, la main gauche est aussi sollicitée pour pincer les cordes. La mienne peine à s’y mettre. La corde la plus aiguë est celle qui se trouve le plus près du corps du joueur. Il faut beaucoup de concentration pour quitter ces habitudes… et après une journée de travail et x km de moto cette rigueur vient parfois à faire défaut.
Mais le maître Barka est patient.

Je joue sur le biram de Barka tandis qu’il a ressorti le vieux biram de son maître du bord du lac. L’instrument sacré est désormais trop vieux, la peau est détendue, il ne sonne plus… Toutefois jouer à l’unisson est un soutien précieux.
En dépit de mes difficultés je me laisse charmer et ne ménage pas mes efforts…c’est un instrument simple mais riche, exigeant et puissant. C’était un bon choix.
Savoir qu’un nouveau petit biram va bientôt voir le jour galvanise Barka et alimente sans doute sa patience fasse à mes progrès laborieux… ce n’est que la première semaine mais il y a tant à apprendre…

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